Votre signe astral a-t-il changé en 2011 ?
Quel chaos en ce début d’année pour les amateurs d’horoscopes ! Comment savoir, en ouvrant votre quotidien favori, à quelle rubrique vous fier ? Est-ce un jour propice à partir à la conquête du monde ou à rester sous la couette ? A la rencontre amoureuse ou aux scènes de ménage ? Allez-vous découvrir le job de vos rêves ou démissionner ?
Trêve de plaisanterie : le thème astral ne se limite pas au seul signe solaire. Vous définir comme Taureau, Balance ou Sagittaire, sans tenir compte de toutes les planètes de votre ciel natal, c’est comme croire qu’on a tout dit de vous en annonçant que vous êtes français ou américain, en niant toutes vos caractéristiques personnelles.
Il est réellement navrant de voir la plupart des médias, y compris la très sérieuse AFP, propager une pseudo-nouvelle et crier haro sur le baudet astrologique, sans le moindre souci de vérité et sans la moindre éthique.
Car cette « nouvelle » n’a rien de nouveau : dès le 2ème siècle avant Jésus-Christ, l’astronome grec Hipparque de Nicée avait en effet découvert ce phénomène qu’on appelle « précession des équinoxes » ! Tous les astrologues sérieux connaissent parfaitement ce décalage entre signes et constellations, précisément indiqué dans les Ephémérides, leur outil de travail.
La Terre qui semble si stable sous nos pieds, outre sa rotation sur elle-même en une journée et autour du Soleil en une année à la vitesse de 29 kilomètres par seconde, tourne un peu comme une toupie du fait qu’elle n’est pas parfaitement sphérique, mais renflée à l’équateur. A cause de ce mouvement, le Soleil ne se projette plus sur le premier degré du Bélier lors de l’équinoxe de printemps, mais en Poissons, avec un décalage d’un degré tous les 72 ans. Mais cela ne transforme pas pour autant un fougueux Bélier en Poisson rêveur.
L’astronomie est une science exacte, l’astrologie une science humaine comme la psychologie. C’est un langage symbolique comme la poésie. Aurait-on l’idée, au nom de la grammaire, de condamner la poésie pour ses licences poétiques ?
Quant au signe du Serpentaire, qui pointe sa queue entre Scorpion et Sagittaire, pourquoi aurait-il plus de droit à participer à la ronde du zodiaque que le Loup entre Balance et Scorpion, la Chèvre entre Taureau et Gémeaux, le Corbeau près de la Vierge, ou la Baleine près du Bélier ? Ce n’est plus un zoo-diaque mais une ménagerie !
Un bon conseil ? Arrêtez de lire l’horoscope et allez plutôt consulter un astrologue sérieux !